Skip to main content

Trilogie de et avec Chantal Lebaillif

Le temps se déroule, impossible d’arrêter sa course. Je pense à Camille Claudel et à sa superbe sculpture « Clotho » où la tignasse du temps, qui coiffe le sommet de sa tête, la mord inexorablement.
Les fils du temps se déploient comme une pelote de laine, de façon aléatoire et imprévue.
Qu’on le veuille ou non, le passage du temps distille ses traces, qu’il imprime sur nos vies, d’une génération à l’autre, comme des fils inexorables, impossibles à couper.
La génération qui vient doit toujours faire, en partie, avec ces traces que la génération antérieure lui a laissées.

Les écheveaux du temps est une trilogie composée d’un regroupement de trois pièces de théâtres indépendantes, qui peuvent faire l’objet chacune d’une programmation séparée et autonome.
Pourquoi un tel regroupement ? Ces trois pièces portent chacune un regard et un point de vue, différents mais sur une même interrogation : Qu’allons-nous transmettre à nos enfants ?
Cette interrogation, murmurée du bout des lèvres ou exprimée ouvertement, traverse ma génération inquiète, en ce début de 21°siècle flanqué de nombreux défis.

Tout se passe comme si face aux catastrophes annoncées, on n’osait plus s’adresser au futur et qu’il ne nous restait plus qu’à nous replier dans un présent plus familier et plus rassurant.
Ce repli fragilise une courroie de transmission qui est vitale puisqu’elle nous relie aux humains de demain.

Trois regards, qui se déclinent en trois pièces de théâtre indépendantes.

Les Silencieuses

ou l’histoire d’une transmission confisquée

Enfants du crépuscule

ou l’histoire d’une transmission inversée

Lents murmures de l’aube

ou l’histoire d’une transmission retrouvée